Jonquerets-de-Livet
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Jonquerets-de-Livet

Le pressoir

Le pressoir du XVIIIe siècle qui trône au cœur du village est un nouveau venu en ce lieu. En effet, jusqu’à 1999, il se trouvait à plus d’un kilomètre de son emplacement actuel, dans le domaine de la Factière – sans doute une déformation de Faguetière, dérivé du nom de la famille Faguet, seigneurs des Jonquerets pendant plusieurs siècles.

A la fin des années 1990, les propriétaires actuels du domaine, M. et Mme Le Meur, ont fait don du pressoir à la commune. Bien leur en a pris, l’édifice, démonté à l’automne 1999, a ainsi échappé à la tempête dévastatrice de fin décembre qui s’est abattue sur la région. Il a donc pu être remonté « sain et sauf » dans l’arboretum. Et, quelques mois plus tard, en septembre 2000, il a été inauguré à son emplacement actuel qui met son architecture bien plus en valeur qu’à son lieu d’origine en la rendant visible de tous. Si l’on en croit la date gravée sur la poutre supérieure du mécanisme du pressoir dit « à longue étreinte », sa construction daterait de 1775.

L’église

Dédiée à Notre-Dame, l’église des Jonquerets, achevée en 1483, est de style gothique flamboyant caractérisé par de hauts murs en grès percés de vastes baies. Sa voûte en bois est un exemple remarquable du travail des charpentiers normands. Et un muret clôt le cimetière qui entourait l’édifice.

Cependant, l’église actuelle résulte des transformations intervenues vers 1750 : le chœur, en mauvais état, a été reconstruit et agrandi, mais avec une maçonnerie moins soignée que l’édifice d’origine. Dans le chœur, les bancs, datés de 1759, sont dus à un artisan local, Louis Langer, menuisier à Livet, sauf six stalles provenant de Lisieux.

Le porche date du XVIe siècle. Sa charpente de bois repose sur des murets en silex et en grès ornés d’un décor composé d’assemblages de tuileaux et de silex.

Au XIXe siècle une « restauration » recouvre de plâtre les voûtes de la nef et du chœur et blanchit murs et statues – on a retrouvé, il y a quelques années, les traces d’une fresque ancienne qui avait été recouverte de badigeon. C’est aussi à cette époque qu’est ouverte la verrière qui surplombe la porte d’entrée.

Des restaurations plus heureuses sont réalisées à la fin du XXe siècle. En 1973, réparation du porche, restauration de sept verrières et réfection de la toiture du chœur. En 1990, réfection de la toiture de la nef et reconstruction de sa voûte à l’identique en chêne et châtaignier.

Dès 1926, le porche et le mur d’enceinte du cimetière sont classés à l’inventaire complémentaire des Monuments historiques. Deux vitraux le sont aussi, La Nativité et L’Annonciation, ainsi que deux statues, sainte Barbe et sainte Anne, qui seraient l’œuvre d’un même sculpteur, et qui proviendraient d’une donation de Nicolas de Lory, chanoine de Lisieux et curé des Jonquerets (1483-1515). Deux autres statues méritent qu’on leur porte attention, une Pietà et un saint Sébastien présentant la particularité de porter un collier autour du cou !